Figures féminines au Musée des Beaux Arts de Tournai

04/05/2021

Nous pouvons nous enorgueillir de disposer sur le territoire hainuyer, du seul musée jamais dessiné par l’architecte mondialement célébré pour son inventivité que fut Victor Horta.

Par quel truchement un tel chef d’œuvre a-t-il pu être inauguré en 1928 sur le territoire tournaisien plutôt éloigné de l’épicentre bruxellois de l’Art Nouveau? Comment ce musée « de province » est-il devenu le seul de Belgique à accueillir deux œuvres d’Edouard Manet ?

Et bien l’origine de ce musée extraordinaire est liée à la figure d’Henri Van Cutsem, célèbre mécène bruxellois qui décida de léguer sa collection à la Ville de Tournai à la condition que celle-ci confia à Horta (son ami cher) le soin d’en dessiner les plans. Van Cutsem décédé en 1904, les premiers croquis du musée sont établis quelques années plus tard, mais la Grande Guerre en retardera l’inauguration.

 

Il faut pousser les portes de cet édifice, qui de l’extérieur semble complètement replié sur lui-même, pour découvrir des espaces distribués autour d’une grande cour centrale, l’ensemble étant baigné de lumière et laissant apparaître une collection exceptionnelle d’œuvres mises en dialogue par une belle scénographie. L’édifice possède un plan original évoquant la forme d’une tortue.

Le musée pensé par Horta ne correspond bien évidemment plus aux normes actuelles de conservation en vigueur pour les collections muséales et un projet d’extension est à l’étude, afin de permettre non seulement la conservation et la restauration de « la tortue » dessinée par Horta mais aussi la création autour de ce noyau historique, de nouvelles salles qui permettront de garantir la meilleure protection et présentation de la collection et d’envisager un programme d’expositions plus ambitieux encore.

Une vidéo présente le projet à l’accueil du musée.

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La visite démarre par la salle Louis Gallait qui présente une série d’oeuvres imaginées par le peintre tournaisien, grande figure du romantisme belge ayant connu un immense succès de son vivant. On peut y admirer son sens des moindres détails comme dans le portrait du Colonel Wallard tenant en main un testament dont on parvient presque à déchiffrer l’ensemble du contenu.

LA FOLLE DANSEUSE OU LES SOUCIS DOMESTIQUES (Exposition > 12.09.21)

Birge Lovell Harriso, L’attente ou le rendez-vous

On aborde ensuite une série d’éléments issus de la collection qui mettent en scène des figures féminines, à l’occasion du prêt exceptionnel de sculptures de Rik Wouters appartenant à Belfius Art Collection. Inondée par la lumière de l’atrium « la folle danseuse », rieuse, s’agite nue et semble prendre son envol, dans un équilibre précaire, tandis qu’une autre femme incarnant « les soucis domestiques » reste prostrée, songeuse, comme accablée par la foule de tâches qui lui incombent. Deux oeuvres composées par Wouters juste avant guerre, ayant pour modèle son épouse, autour desquelles gravitent d’autres archétypes féminins ayant inspiré à différentes époques d’autres plasticiens. La muse (Nel), source intarissable d’inspiration, la penseuse (Pénélope), qui tricote, tisse, est plongée dans ses réflexions, Vénus nue, puissante, fertile, etc.  Représentations féminines issues des collections du musée, que viennent compléter les créations d’artistes actuelles invitées : Hélène Amouzou et Kubra Khademi.

 

FANTIN-LATOUR (1836-1904), PEINTRE DU SILENCE (Exposition > 12.09.21)

Henri Fantin-Latour est bien représenté au sein du musée grâce aux choix posés par Henri Van Cutsem dans la sélection des oeuvres composant sa collection personnelle. L’exposition « Peintre du silence »  met en valeur différents portraits et natures mortes de l’artiste, nous invitant à la méditation. Comme cette très jolie nature morte, placée en regard d’un portrait signé Armand Rassenfosse.

 

 

 

 

La visite se poursuit ensuite comme une cerise sur un gâteau par la Salle Henri Van Cutsem avec en apothéose les scènes du peintre impressionniste Edouard Manet. Chez le Père Lathuille (1879) et Argenteuil (1874) illustrent la vie des contemporains de Manet, ici des moments de loisirs, en mettant en lumière les moeurs des protagonistes.

 

Édouard MANET. Chez le Père Lathuille, 1879

 

Lors de votre arrivée vous recevrez un petit feuillet explicatif et un plan pour vous accompagner dans votre visite. Vous pourrez aussi emporter le programme et pourquoi pas devenir ami du Musée, pour devenir l’ambassadeur de ce lieu culturel. Vous pourrez même emporter un peu du musée avec vous en vous écoutant sa playlist !

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Réservation en ligne obligatoire ici

Le Musée des Beaux Arts est l’un des musées de la Ville de Tournai qui anime également sur son territoire :

 

 

 

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