Connaissez-vous cette œuvre ?
Elle fût inaugurée en présence de Jules Destrée, alors Ministre des Sciences, des Arts et des Lettres, le 1er mai 1923 et faisait partie d’un ensemble de 5 peintures monumentales décorant la Maison du Peuple de Trazegnies (créée en 1920). La Maison du Peuple jouait alors un rôle important en matière d’éducation culturelle, après le vote en 1921 de la loi sur les 8 heures de travail.

La femme quant à elle n’a pas accès aux mêmes loisirs, on lui propose de se concentrer sur sa maternité, ce qui est une sorte d’avancée sociale pour l’époque, puisqu’alors les femmes et enfants été forcés à travailler (le travail des enfants de moins de 14 ans est interdit depuis 1914 avec la loi sur l’obligation scolaire). Les autres œuvres qui composaient l’ensemble appelé « l’épopée ouvrière » sont « la remonte des mineurs », « le village houiller », « les usines métallurgiques » et « les lamineurs ».
Lors de la faillite de la Maison du Peuple, ces œuvres ont été en partie acquises par les mutualités socialistes.
Aujourd’hui les « Loisirs de l’ouvrier » font partie de la collection du Centre hospitalier universitaire du Tivoli. Ouvrez-l’œil car une des 5 peintures de cet ensemble décore le hall d’accueil de l’hôpital…
Pour en savoir plus consultez l’article passionnant de Catherine Dambroise, « art et loisirs, vecteurs d’émancipation ouvrière ? Les Loisirs de l’ouvrier de Pierre Paulus ».
Illustration (c) IRPA Collection CHU Tivoli